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30 septembre 2018 Olivia

Faut-il attendre pour tomber enceinte après la pilule ?

Est-ce que la pilule influence le cycle de la femme et réduit la fertilité ? Un sevrage est-il nécessaire avant la conception de bébé ? Et comment optimiser ses chances de grossesse ? Voilà des questions que l’on se pose toutes. Les réponses sont ici !

Quelles sont les conséquences de la pilule sur notre féminité ?

Avant de comprendre ce qui se joue dans notre corps quand nous arrêtons la pilule, ou tout type de contraceptif hormonal, il faut comprendre leur action.

La pilule dite minidosée, œstroprogestative, combinée diffuse dans l'organisme deux hormones de synthèse : l’œstrogène et la progestérone. L’anneau vaginal en renferme également. La pilule microdosée, progestative, ou microprogestative contient quant à elle uniquement de la progestérone. La plupart de ces dispositifs bloquent l’ovulation, tous épaississent les glaires cervicales, et amincissent la muqueuse utérine. Notez qu'à l'origine, les glaires cervicales facilitent la progression des spermatozoïdes dans l’utérus, alors que sous contraceptif hormonal, elles les ralentissent.

Mais que l’ovulation soit stoppée ou pas, lorsque nous sommes sous pilule, nous n’avons pas de règles à proprement parler. Avec les minidosées, nous pouvons avoir un cycle idéal de 28 jours. Désolée de vous décevoir, il est fictif. Déjà parce qu’à l’état naturel, c’est l’hypophyse, une glande cérébrale, qui envoie des signaux chimiques pour commander les fonctions ovariennes. L’œstrogène et la progestérone sont alors produits. Ensuite, cette action entraine elle-même quatre grandes phases :

  • menstruelle
  • folliculaire (phase de préparation)
  • d’ovulation
  • lutéale (épaississement de l’endomètre en vue d’accueillir un ovocyte fécondé)

Cette communication entre les ovaires et le cerveau n’a pas lieu avec la prise d'hormones. Les différentes périodes du cycle féminin sont elles aussi inexistantes. Les pertes de sang sont dues à l’absence quotidienne de progestérone et d'œstrogène synthétisés. Ce ne sont pas vos menstruations réelles. D’ailleurs, sous pilule progestative, il est fort probable que vous n’ayez aucun saignement.

Puis-je tomber enceinte juste après l’arrêt de ma pilule ?

D’une manière générale oui. Sachez aussi que le véritable cycle s’installe naturellement entre 3 et 6 mois après la prise de dernier comprimé. Ce délai est rallongé pour l'implant et le stérilet. De plus, la paroi utérine et les glaires cervicales ont subi des changements. Leur condition n’est peut-être pas la meilleure pour accueillir un embryon.

Il est difficile de se faire une idée précise sur l'état de notre fertilité après la prise de contraception hormonale. Il y a des études à charge et à décharge. Toutefois, à long terme, la pilule combinée peut réduire l’épaisseur de l’endomètre ; la muqueuse interne utérine, et limiter l’implantation d’un ovocyte fécondé.

Enfin, certains gynécologues conseillent d’attendre un peu entre la fin de la plaquette et le déclenchement d’une grossesse. Et ce, pour permettre à l'appareil génital de retrouver son fonctionnement naturel. Car un médecin détermine plus simplement une date d’accouchement, s’il dispose de la date de nos dernières règles. Durant cette période, le risque de grossesse existe, comme sous pilule d’ailleurs.

Entre la pilule et bébé, je fais quoi ?

Si vous désirez attendre un peu avant de tomber enceinte, une méthode mécanique comme le diaphragme est conseillée.

De plus, une pilule progestative, et les autres dispositifs hormonaux bloquant l’ovulation (le stérilet hormonal, l’implant, ou les contraceptifs injectables) peuvent engendrer des cycles irréguliers. Ce phénomène est quant à lui assez fréquent. Là encore, diaphragme ou préservatifs sont préconisés.

Si au bout de trois mois, vos règles ne sont toujours pas revenues, pensez à consulter.

Selon l’Institut national d’études démographiques, la grossesse se produit dans l’année de l’arrêt pour 97 % des couples. Alors pour l’éviter ou la provoquer, connaître son propre corps reste indispensable, ou au moins logique. Surtout si le vôtre va abriter le développement d’un petit-être, vous ne pensez pas ?

Il existe des solutions pour faciliter la connaissance de notre cycle, et donc de notre fertilité

Sous pilule, le corps reçoit la même quantité d’hormone en continu, alors que durant un cycle naturel, ces dernières sont diverses, et se diffusent à différents moments du mois. Ces changements préparent l'utérus à une possible fécondation.

Les jours de fertilité sont peu nombreux. Ils commencent 72 heures, soit 3 jours avant l’ovulation, et durent jusqu’à la libération de l’ovocyte. Une fois cette étape franchie, la durée de vie d'un ovule est inférieure à 24 heures. En y associant la longévité des spermatozoïdes, nous sommes, en moyenne, fertiles, seulement 4 jours par mois. La température basale (au réveil) est une méthode utilisée depuis des décennies pour réguler les naissances. Des outils modernes, et efficaces améliorent sa fiabilité.

Le Cyclotest MyWay, par exemple, détermine les jours ou nous sommes infertiles, fécondes, ou hautement fertiles. Il prévient même en cas de cycle anormalement prolongé. Il permet donc de connaître, après avoir arrêté la pilule, les périodes propices à une grossesse, mais surtout, il nous donne une vue d’ensemble sur plusieurs mois. Idéal pour appréhender quelle est la durée de notre cycle, ou à quelle phase nous nous situons. C’est à la fois une aide à la contraception naturelle, et une source d’informations à transmettre lors de la visite chez le médecin pour savoir si notre intuition nous a bien dit la vérité !

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A propos de l'auteur

Olivia

Bonjour, moi c’est Olivia et je travaille dans le domaine du paramédical depuis 10 ans. Il y a quelques années, lorsque j’ai demandé à ma gynécologue pourquoi est-ce que mes amies avaient la même pilule que moi alors que nous étions très différentes, j’ai eu comme réponse « C’est le moyen de contraception le plus sûr et le plus confortable ». Mais elle essayait simplement de me refourguer sa « came habituelle » alors que je n’en voulais pas… J’ai envie de partager avec vous mes recherches et mes expériences de femme car je sais que ce combat social n’est pas des plus faciles.