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Contraception naturelle
13 août 2018 Laura

Gel contraceptif et spermicides, quésaco ?

Quand j’ai décidé d’arrêter les hormones de synthèse, je ne savais pas quel moyen de contraception me tourner. En les comparant sur internet, j’ai trouvé que le diaphragme était la méthode contraceptive qui correspondait le plus à mes besoins. Il est à utiliser avec un gel contraceptif ou un spermicide. Mais lequel choisir ? Tout comme vous je me suis retrouvée complétement perdue.

Les spermicides tuent les spermatozoïdes, le gel contraceptif les bloque

Bon, je n’en suis pas restée là. J’avais envie de connaître la différence entre un spermicide et un gel contraceptif pour savoir si le diaphragme était vraiment fait pour moi. Hors de question de subir mon moyen de contraception.

Au début, j’ai demandé conseil à ma sage-femme car ma gynécologue m’a gentiment fait comprendre qu’elle n’était pas d’accord avec mon choix contraceptif, pour l’empathie on repassera. La sage-femme m’a donc expliqué qu’en réalité un spermicide et un gel contraceptif était deux produits bien différents. Alors que les spermicides, par leur composition, tuent les spermatozoïdes, le gel contraception les bloque dans le vagin.

J’ai également appris qu’à la différence d’un spermicide, un gel contraceptif n’était pas considéré comme un moyen de contraception. Donc pas moyen de l’utiliser seul sans moyen de contraception barrière.

Mais concrètement, ça ressemble à quoi ?

Curieuse jusqu’au bout, j’ai été à la pharmacie acheter un spermicide de la marque Alpagelle et un gel contraceptif Cayagel. Je pense que le mieux pour se faire une idée est d’avoir les produits en main et de les essayer.

La composition

Pour ma nouvelle contraception, je voulais quelque chose de « naturel » avec peu, voire pas du tout, de produits chimiques. Je me suis donc intéressée à la composition de l’Alpagelle et du Cayagel.

Composition alpagelle en crème
Composition Alpagelle en crème
composition cayagel
Composition Cayagel

 

Bon, pour des produits censés être « pareil », la composition ne l’est pas du tout. Je me suis renseignée sur ces différentes substances et certaines sont inquiétantes.  Alpagelle contient notamment de l’acide borique, un antiseptique toxique. Il est utilisé dans les insecticides par exemple et nécessite de le manipuler sous une hotte avec des gants et des lunettes. L’excipient parfumé ne m’inspire pas extrêmement confiance non plus car cela ne sonne pas très « naturel ». Quand je suis passée à la cup, c’était essentiellement pour dire « non » à tous les produits chimiques que j’imposais à mon vagin via les tampons. Ce n’est pas pour y revenir avec ma contraception…

Côté Cayagel, c’est mieux. Au début, j’ai eu peur en voyant écrit « acide » plusieurs fois, je me suis dit « Encore un produit toxique… ». Mais en réalité, l’acide lactique est déjà présent dans le vagin naturellement (notre vagin à un pH acide) et l’acide sorbique est un conservateur considéré comme un des plus inoffensifs.

Le packaging et le prix

Côté packaging, les deux produits sont sous forme de gel avec un tube de 80g pour Alpagelle (10,50€) contre 60g pour le Cayagel (12,90€).

Au fait, l’odeur (oui oui, j’ai senti) n’est pas désagréable que ce soit pour le spermicide ou le gel contraceptive. Quant au goût, ce n’est pas digne d’un repas gastronomique, mais ça reste correct.

Alors, spermicide ou gel contraceptif ?

De mon côté, j’ai préféré associer mon diaphragme en silicone avec un Cayagel pour garder mon idée de contraception plus « naturelle » et respectueuse de mon corps.
Malgré ça, les deux produits ont des avantages et des inconvénients et vous seule êtes capable de choisir le format le plus adapté à votre mode de vie.

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A propos de l'auteur

Laura

Salut, je m’appelle Laura et ma philosophie de vie est « Essaye, tu n’as rien à perdre ». Depuis quelques années, j’ai fini les études et je me suis lancée dans la vie active. Pas toujours évident de concilier travail, amis, famille et amour. Et quand on trouve finalement un équilibre, les gens nous posent toujours les mêmes questions : « Laura, toujours pas de petit copain ? », « Laura, à quand les enfants ? ». Difficile d’expliquer à ses proches que je n’en veux pas, tout simplement. J’ai envie de partager avec vous mon vécu en tant que femme et mon burn-out de cette pression sociale constante.